Papa mais que s'est - il passé? Le sais - tu toi même? As - tu compris que tu allais nous quitter?

Toutes ces questions tournent en boucle dans ma tête et m'empêchent de trouver le sommeil. Je t'entends encore supplier pour que les secours arrivent. Avais - tu compris que le temps était compté? Puis j'ai entendu ta voix encore. Elle était de plus en plus plaintive jusqu'à hurler ta douleur. Les secours sont arrivés; nous sommes restés sur le côté pour ne pas les gêner dans leur travail. Puis le SMUR est arrivé. Nous avons paniqué. Pas un mot échangé entre eux et nous. Ils rentraient, sortaient, téléphonaient. Du bruit, beaucoup de bruit. Des meubles que l'on bouge, des pas que l'on devine tournés et tournés autour du lit. Nous tentons de monter car nous voulons savoir ce qui se passe, ce qui te torturent tant... Pas de réponse et nous comprenons qu'il nous faut redescendre et attendre. Je commence à tourner en rond de plus en plus. Je transpire. Je sors sur le trottoir. Là - haut, ils ont ouvert le volet et la fenêtre de la chambre. Surement pour avoir de l'air ... Puis le médecin vient nous voir pour nous annoncer que tu pars aux urgences. Enfin! Tu seras pris en charge, tu feras surement un scanner. J'imagine. Je souffle un peu. Ils nous conseillent de ne pas nous rendre à l'hôpital mais d'attendre à la maison. Un rendez - vous téléphonique sera fixé. 4H30, tu quittes la maison. 5H40, tu nous quittes à jamais.

Papa, comment faire pour vivre sans toi? Comment aider maman à surmonter le manque? Comment croire encore qu'il est possible de sourire, manger, avancer? Il nous faudra du temps. On essuiera notre colère, on pansera nos larmes mais on ne t'oubliera jamais. Tu es unique, tu es un personnage incroyable. Tu avais ton caractère, tu avais du caractère. Tu as choisi de vivre ta vie et d'assumer tes choix. Tu étais parfois dure, parfois tendre, parfois (souvent) têtu mais toujours empli d'amour pour maman, tes petites - filles, ton beau - fils et autant pour moi. A ton départ, j'ai su combien je te rendai fière. Merci papa...

Là - haut, tu es aux côtés de mémé Margot et Pacar, pépé Marius, mémé Georgette, tonton Francis, ton grand - père et Nénette ... je dois en oublier surement car ne dit - on pas que les meilleurs partent en premier (les autres peu importe... ). Ils t'entourent à leur tour et sauront prendre soin de toi comme tu as su les aimer de leur vivant. Reste à jamais le même.

Papa, je t'aime.

 

Communion Solenelle 029

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